Traduction (non officielle) de l’abrégé de l'article complet du New England Journal of Medicine (article v.o.) :
Tai chi et stabilité posturale chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.
Fuzhong Li, Ph.D., Peter Harmer, Ph.D., M.P.H., Kathleen Fitzgerald, M.D., Elizabeth Eckstrom, M.D., M.P.H., Ronald Stock, M.D., Johnny Galver, P.T., Gianni Maddalozzo, Ph.D., and Sara S. Batya, M.D. - N Engl J Med 2012; 366:511-51 – 9 Février, 2012
Contexte
Des patients atteints de la maladie de Parkinson présentent un trouble considérable de l&rsqo;équilibre, conduisant à une capacité fonctionnelle réduite et à un risque croissant de chute. Bien que l’exercice soit régulièrement encouragé par les membres de la profession médicale, peu de programmes se sont révélés efficaces.
Méthodes
Nous avons conduit des essais randomisés [en statistiques, valider un résultat en fonction d'un échantillon choisi au hasard - NdT], contrôlés afin de déterminer si un programme de Tai Chi adapté pourrait améliorer le contrôle postural des patients atteints de la maladie idiopathique de Parkinson. Nous avons aléatoirement assigné 195 patients situés aux stades 1 à 4 de la maladie selon l’échelle de Hoehn et Yahr (qui comporte 5 niveaux, et d’autres au delà indiquant des degrés plus sévères de la maladie) à l’un des trois groupes suivants : Tai Chi, entraînement d’endurance, stretching. Les patients participaient à des sessions de 60 minutes deux fois par semaine sur une période de 24 semaines. Les résultats principaux furent des changements de seuil dans les tests de limite de stabilité (déplacement maximum et contrôle directionnel sur une échelle de 0 à 100%). Les résultats secondaires étaient liés à des mesures de démarche et de force, et la plus grande partie à la portée fonctionnelle, à des tests de temps mis à réaliser une consigne « up and go » [visant à se lever, marcher, tourner et se rasseoir – NdT], à des scores moteurs sur l’échelle unifiée de la maladie Parkinson, et au nombre de chutes.
Résultats
Le groupe de Tai Chi a systématiquement réalisé de meilleures performances que les groupes d’endurance et de stretching en déplacement maximum (…) Le groupe de Tai Chi a également réalisé de meilleures performances que le groupe de stretching dans l’ensemble des résultats secondaires et dépassé celui d’endurance dans les longueurs d’enjambées et la portée fonctionnelle. Le Tai chi a permis de diminuer la fréquence des chutes en comparaison avec le groupe de stretching, mais pas par rapport au groupe d’endurance. Les effets du Tai Chi ont perduré trois mois après l’intervention. Aucun effet négatif notable n' a été observé.
Conclusions
L’entraînement au Tai Chi a montré qu’il était possible, grâce à lui, de réduire les troubles de l'équilibre chez les patients atteints de la maladie de Parkinson dans une phase modérée, d’apporter des améliorations de la capacité fonctionnelle et de réduire les chutes.
Traduction française © Cedric Dumas – Juin/Septembre 2012
Note : on peut par extension envisager des bénéfices similaires pour les personnes âgées où à mobilité réduite - C.D.
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